Condamnation de Nicolas Sarkozy
Condamnation de Nicolas Sarkozy : entre soutien appuyé et ironie mordante, la classe politique se déchire
La confirmation, ce jeudi 25 septembre, de la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison, dont une partie assortie d’exécution provisoire, dans l’affaire des financements libyens, a déclenché un flot de réactions politiques. Soutiens appuyés à droite, ironie et critiques sévères à gauche : la fracture est nette.
À droite, une pluie de soutiens
À peine le jugement rendu, les proches de l’ancien président se sont mobilisés. Sur X, Marine Le Pen a dénoncé « la négation du double degré de juridiction » et mis en garde contre « un grand danger » pour la présomption d’innocence. Dans la même veine, Éric Ciotti a évoqué une « peine extrêmement sévère » et rappelé que, selon lui, « les preuves de corruption ou de financement illégal de campagne n’ont pas été établies ».
Laurent Wauquiez a rendu hommage à « l’homme d’État qui a tant donné à notre pays », affichant à la fois soutien et amitié. Geoffroy Didier, vice-président des Républicains, a dénoncé une « faute de l’autorité judiciaire qui dessert la cause de la justice », tandis que Gérard Larcher, président du Sénat, s’est dit en phase avec « le questionnement grandissant » sur l’exécution provisoire d’une peine alors que les recours ne sont pas épuisés.
Le sénateur LR Max Brisson est même allé jusqu’à réclamer une grâce présidentielle : « C’est indispensable pour la dignité d’un homme, la fonction présidentielle et nos institutions », a-t-il déclaré, appelant Emmanuel Macron à intervenir.
La gauche saisit l’occasion
Les opposants de Nicolas Sarkozy n’ont pas manqué de réagir avec ironie. François Ruffin a raillé : « La voilà, “la France des honnêtes gens” de M. Retailleau », reprenant le slogan du patron des Républicains. Marine Tondelier a publié une affiche détournée avec Sarkozy et Fillon en arrière-plan, accompagnée du slogan : « Merci à Nicolas Sarkozy et aux Républicains de toujours montrer l’exemple. »
Du côté de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud a réagi avec sarcasme : « Sarkozy a de quoi être satisfait. La justice s’en prend aux multirécidivistes et ne traîne pas. »
Un climat politique électrique
La condamnation de Nicolas Sarkozy, qui entend faire appel, ne laisse donc personne indifférent. Entre soutiens fervents et critiques mordantes, l’affaire ravive les fractures politiques et relance le débat sur l’exécution provisoire des peines. Dans l’attente des suites judiciaires, la figure de l’ancien président reste au cœur des tensions qui animent la scène politique française.
Article par LARN, 25/09/2025
Source : parismatch rubrique politique
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