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Valérie Pécresse et sa majorité suppriment discrètement les subventions aux MDPH d’Île-de-France

C’est une décision qui choque et indigne. Sans aucune communication officielle, la majorité régionale menée par Valérie Pécresse a mis fin aux subventions allouées aux Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) d’Île-de-France. Une suppression discrète, dénoncée avec force par les élus de gauche qui accusent la présidente de la Région d’abandonner les plus fragiles.

Une aide installée depuis plus de dix ans

Mises en place en 2014, ces subventions régionales complétaient les fonds de compensation des MDPH. Elles avaient pour objectif de réduire le reste à charge des familles pour l’achat de matériel adapté, l’aménagement de véhicules ou encore le financement d’un accompagnement au quotidien.

Chaque année, près de 2 000 Franciliens bénéficiaient de ce soutien, permettant aux familles de limiter leur reste à charge à seulement 6 €. « Le dispositif n’a jamais été discuté ni remis en cause depuis », rappelle Céline Malaisé, présidente du groupe Front de gauche à la Région.

La coupe budgétaire en catimini

Selon la Gauche communiste, écologiste et citoyenne, les MDPH n’ont pas reçu les aides régionales en 2025, et elles ne seront pas reconduites en 2026. « Les départements ont été mis devant le fait accompli », dénonce Stéphane Blanchet, vice-président chargé de l’autonomie au Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Pour les élus, cette décision est injustifiable. « C’est incompréhensible », tonne Céline Malaisé. « C’est une goutte d’eau dans le budget régional », insiste-t-elle, rappelant que l’aide représente 2 millions d’euros pour un budget total de 5 milliards.

 Des « coups de com’ » sans lendemain

Céline Malaisé pointe également une forme d’hypocrisie politique : « La Région est une habituée des coups de com’ dans le vent sur la question du handicap », dénonce-t-elle. Elle rappelle qu’en 2024, le handicap avait été proclamé « grande cause régionale », sans effets concrets. Exemple à l’appui : le fameux « métro pour tous », annoncé en grande pompe lors des Jeux paralympiques de Paris. « Il n’y a aucune inscription en faveur de ce dispositif dans le plan de mobilité qu’on va voter pour cette année », prévient-elle.

Une confrontation attendue

L’affaire pourrait rebondir lors de la commission permanente prévue jeudi 25 septembre. Les élus de gauche comptent bien y confronter Valérie Pécresse. Ils ont déposé un amendement pour rétablir la subvention 2025 et prolonger l’abondement du Fonds de compensation jusqu’en 2026.

Si la majorité régionale campe sur ses positions, l’opposition se dit prête à lancer une pétition, aux côtés des associations de familles de personnes en situation de handicap. « Les personnes en situation de handicap sentent vraiment qu’elles sont les dernières roues de la société », fulmine un élu.

Colère et mobilisation à gauche

Pour la gauche francilienne, il ne s’agit pas seulement d’une ligne budgétaire effacée, mais d’un symbole politique inquiétant. « C’est un coup porté aux droits des personnes en situation de handicap », dénonce Céline Malaisé. Le groupe d’opposition promet de porter ce combat, quitte à en faire un marqueur fort de son affrontement avec Valérie Pécresse.

Article par LARN, 25/09/2025


source : humanite

 

 

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